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Dragons

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En 1786, l’arme des dragons est composée de 24 régiments de dragons (numérotés de 1 à 24) et de six régiments de chasseurs à cheval (numérotés de 1 à 6). Détails.

Par ordonnance du 17 mars 1788, six régiments de dragons sont transformés en régiments de chasseurs à cheval. Ils prennent, par droit d'ancienneté, les numéros de 1 à 6, tandis que les six régiments de chasseurs existants prennent les numéros de 7 à 12.

En 1789, l’arme des dragons était donc composée de 18 régiments de dragons (numérotés de 1 à 18) et de douze régiments de chasseurs à cheval (numérotés de 1 à 12).

Par le règlement du 1er janvier 1791, les régiments de dragons ne doivent plus être désignés que par leur numéro. Voir Dragons 1791

La loi du 21 février 1793 porte les 18 régiments de dragons à 4 escadrons  de 170 hommes par régiment.

D’après le tableau de l’emplacement des troupes qui composent les armées de la République française, à l’époque du 1er vendémiaire an 7 (22 septembre 1798), publié dans le Journal militaire du 10 vendémiaire an 7, il existe à ce moment 20 régiments de dragons :
-
Les 1er , 2e, 6e, 7e, 8e, 11e, 12e, 13e, 17e, sont à l’armée de Mayence ;
-
les 3e, 14e, 15e, 18e,  20e ont leur dépôt à Marseille ;
- les 4e, 5e, 10e, sont à l’armée d’Angleterre ;
- le 9e en Helvétie ;
- les 16e, 19e en Italie.
Le même document indique que le 21e régiment a été incorporé dans les 1er, 2e, 7e, 11e, 12e, et 16e régiments.

La loi du 23 fructidor an VII (9 septembre 1799), relative au personnel de la guerre, fixait à quinze le nombre des régiments de dragons.
Chaque régiment devait totaliser 942 hommes, répartis en 4 escadrons de deux compagnies.
Chaque compagnie était composée d’un capitaine, un lieutenant, deux sous-lieutenants, un maréchal-des-logis chef, 4 maréchaux-des-logis, 1 brigadier-fourrier, 8  brigadiers, 96 dragons et 2 trompettes.
L’état-major comprenait, outre le chef de brigade,  2 chefs d’escadrons, 2 adjudants-majors, 2 adjudants sous-officiers, 1 quartier-maître, 1 chirurgien-major, 1 artiste vétérinaire, 1 maître sellier, 1 armurier-éperonnier, 1 tailleur et 1 bottier.
Les quinze régiments de dragons devaient donc totaliser 14.130 hommes.

Néanmoins, les régiments de dragons restèrent au nombre de vingt, ainsi que l’indique l’Etat militaire de l’an VIII.

« Il y a vingt régiments de dragons. Chaque régiment de dragons est composé d'un chef de brigade, 2 chefs d'escadron, 1 quartier-maître, 1 chirurgien major, 1 artiste -vétérinaire, 4 maîtres ouvriers, 2 adjudants-majors, 2 adjudants-sous-officiers, 8 capitaines, 8 lieutenants, 16 sous-lieutenants, 8 maréchaux-des-logis chefs, 32 maréchaux-des-logis, 8 brigadiers-fourriers, 64 brigadiers, 768 dragons et 16 trompettes. »

Le même ouvrage tirait les conclusions de l’expérience de la guerre pour l’arme des dragons :

« Les dragons, primitivement infanterie à cheval, ont éprouvé  en partie le même inconvénient de la variété dans leur monture ; mais l'ont énergiquement suppléée par leur courage. Leur équipement n'a été changé que dans le volume du fusil à baïonnette, transformé pour la plupart en mousqueton, qui dès lors ne donne plus au dragon la faculté du service à pied, et surtout de la baïonnette, dont il a fait un si brillant usage dans toutes les guerres. Plusieurs régiments même avaient quitté le mousqueton. Il est indispensable de rendre au dragon son armure et son double service, ou qu'on le réduise à celui de la cavalerie, car dès lors la baïonnette lui devient inutile et son équipement pour le service à pied ne serait qu'une surcharge, suite de sa première institution.

Le projet de nouvelle organisation porte les dragons à 15 régiments, formant  un total de 14.130 hommes. »

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Uniformes.

L’uniforme porté par les dragons en 1801 est toujours réglé théoriquement par le règlement du 1er octobre 1786 et l’instruction provisoire sur l’habillement des troupes, du 1er avril 1791.
Le fond de l’habit est vert foncé (vert dragon), la doublure et les retroussis sont de la couleur distinctive attribuée à chaque régiment
L’instruction de 1791 divise les 18 régiments de dragons en trois séries de six, ayant chacune sa couleur distinctive : écarlate, cramoisi et rose foncé. Tous portent dorénavant les boutons blancs.
A la création de nouveaux régiments (19, 20 et 21), c’est  la couleur jonquille qui leur est attribuée.

(à suivre.)

 

 

Dragons 
Régiments de dragons en 1789
Régiments de dragons en 1791
1er régiment de Dragons
2e régiment de Dragons
3e régiment de Dragons
4e régiment de Dragons
5e régiment de Dragons
6e régiment de Dragons
7e régiment de Dragons
8e régiment de Dragons
9e régiment de Dragons
10e régiment de Dragons
11e régiment de Dragons
12e régiment de Dragons
13e régiment de Dragons
14e régiment de Dragons
15e régiment de Dragons
16e régiment de Dragons
17e régiment de Dragons
18e régiment de Dragons
19e régiment de Dragons
20e régiment de Dragons
21e régiment de Dragons
22e régiment de Dragons
23e régiment de Dragons
24e régiment de Dragons
25e régiment de Dragons
26e régiment de Dragons
27e régiment de Dragons
28e régiment de Dragons
29e régiment de Dragons
Dragons de la Montagne (1794)

 

Voir aussi : 2e dragons (un groupe de reconstitution)

 
 

 

Dictionnaire des origines, découvertes, inventions et établissemens, tome premier, Paris 1777.

   
 

Dragons, espèce de cavaliers qui combattent quelquefois à cheval et souvent à pied. Les Dragons ont succédé aux Carabins. Il paraît que le nom de Dragon leur fut donné d'abord comme une injure, par les ennemis chez lesquels ils allaient porter le ravage; ils le prirent volontiers, comme un nom terrible, qui les rendait redoutables, et qui marquait leur activité et leur valeur. Il se pourrait faire aussi que Charles de Cossé, Maréchal de Brissac, l'un des premiers qui se servit utilement de cette milice, qu’il leva dans le Piémont, lui ait donné lui-même le nom de dragons, pour de pareilles raisons. Quoi qu'il en soit, l'ancien nom de dragon exprime un homme courageux. C'est pour cela qu'il fut donné à Constantin Paléologue, Empereur d'Orient ; et que les Allemands le donnèrent aussi à une partie de leurs troupes d’arquebusiers à cheval.
La plupart de nos militaires s'imaginent que les premiers dragons français ont été ceux du maréchal de la Ferté. Cela vient de ce qu’il y avait en effet peu d'autres dragons dans les armées de France, un peu avant la paix des Pyrénées, et de ce que ceux de la Ferté firent beaucoup parler d'eux, et se signalèrent en diverses occasions. Mais il est facile de prouver que l'origine des dragons est de beaucoup plus ancienne.
Il y avait, dit M. d'Angoulême, dans ses Mémoires, dans l'armée de M. d'Aumont, sous le règne de Henri IV, immédiatement après la mort de Henri III, trois compagnies d'arquebusiers à cheval, qu'on nommait dragons. Le Duc d'Alençon, frère des rois Charles IX et Henri III, avait des dragons dans son armée, quand il fut appelé par les Etats révoltés des Pays-Bas, pour faire lever le blocus de Cambray. Il y avoit aussi des dragons dans le corps d'armée avec lequel le comte de Soissons commença le blocus de la Rochelle, en 1622 ; mais il paraît qu’ils furent supprimés peu de temps après le siège de cette ville, du moins dans les troupes françaises. On les rétablit en 1635.
Depuis ce temps, il y a toujours eu des dragons dans les armées de France. Le Régiment des Dragons du Roi fut créé en 1657 ; voici à quelle occasion :
Le Comte de Montecuculli, mécontent de la Cour impériale, traita avec le Roi ; il s'engagea à lever, pour le service de S. M. deux régiments allemands, l'un de cavalerie, et l'autre de dragons. On lui fit toucher l’argent nécessaire pour cette levée. Il commença par les dragons, et en avait levé quatre compagnies, lorsque les ministres autrichiens trouvèrent le moyen de le regagner : comme il était aussi honnête-homme que grand général, il envoya au Roi les quatre compagnies de dragons qu’il avait déjà levées, et ce qui restait de l'argent qu'on lui avait fait toucher. A ces quatre compagnies, on en ajouta quelques autres, dont on composa un régiment. M. de Peguilin, depuis duc de Lauzun , en fut fait Colonel-Lieutenant.
La Charge de Colonel Général des Dragons fut créée en 1668 ; mais l'édit de création ne fut publié qu’en 1669. La charge de Mestre de Camp des dragons fut créée, en 1684, en faveur du Comte de Tessé, depuis maréchal de France.

     

 

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